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Cornillon. Chemin du Cornillon. Un acte de vente, daté de 1226, parle des terres sises à la Plaine dépendant du chevalier Raoul de Cornillon, qui laissa son nom au lieu-dit et au chemin. Retour

Les travaux de l'autoroute A1 en 1960, à droite, le gazomètre du Cornillon. © Pierre Douzenel


Pharmacie centrale. En 1867, la Pharmacie centrale fondée par Dorvault, s'installa au 379 avenue de Paris (Président Wilson), dans une droguerie précédemment occupée par Menier père et fils qui se consacrèrent alors à la fabrication du chocolat dans leur usine de Noisiel.
Dans l'usine de Saint-Denis, Dorvault installa la Pharmacie centrale de France. Cette usine cessa toute activité en 1981. Construite d'après les plans de Jules Saulnier, son architecture était remarquable.
Le bâtiment de façade fut, en partie, démoli pour permettre le raccordement de la rue Ambroise Croizat à l'avenue du Président Wilson.
La cheminée, une des très belles du XIXe siècle, fut conservée ainsi qu'une de ses charpentes (exemple de charpente lamellée boulonnée) qui fut récupérée par le musée de la Villette. 
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Proudhon. Maraîchers. Saint-Fiacre. Au 111, de l'avenue Wilson, la façade d'un petit restaurant "Au Saint-Fiacre" est ornée d'une niche contenant une statuette représentant Saint Fiacre. C'est là qu'aimaient à s'arrêter les maraîchers de la banlieue nord qui allaient aux halles vendre leurs légumes.

Le restaurant "A Saint-Fiacre"
Le trajet du 153 de la porte de la Chapelle à la porte de Paris est entièrement rectiligne et l’on pourrait même ajouter qu’il est un peu monotone, s’il n’y régnait une vive animation, ensemble de bureaux, voitures et camions venus d’un peu partout. Mais un détail trop souvent inaperçu au milieu de cette agitation nous aide à raconter l’histoire de la Plaine de Saint-Denis.
Descendez à l’arrêt Proudhon et allez au café d’en face.
Celui-ci s’appelle ‘’A saint Fiacre’’. Proudhon, Saint Fiacre, par ces deux noms on peut faire revivre la vie économique et sociale de la Plaine.
Proudhon écrivain généreux et combatif né à Besançon en 1809, mourut à Paris en 1865 après avoir traité dans ses ouvrages d’une foule de sujets politiques et sociaux. On lui doit un essai de grammaire, une philosophie sur la misère, une étude sur la capacité politique des classes ouvrières. Et surtout, la réponse à la question : "Qu’est-ce que la propriété ?" Cette réponse lapidaire critique du système économique fondé sur le machinisme : "La propriété, c’est le vol."
Pendant que Proudhon écrivait, l’avenue de Paris, devenait l'avenue du Président Wilson,   Président des Etats Unis (1809-1865)  qui voyait s’élever sur ses bords, depuis le quart du XIXe siècle ces manufactures et ces usines où l’on travaillait dur et où l’on était déjà fort peu payé. La rue Proudhon évoque bien ici par son nom les luttes économiques et sociales du siècle dernier.
Allons maintenant reprendre des forces au café où tant d’ouvriers sont venus se rafraîchir depuis plus d’un siècle au sortir de leur travail. Voisin de la rue Proudhon, Saint Fiacre aurait-il été un ancêtre des prêtres ouvriers ? Regardez sa petite statue au-dessus de l’entrée et constatez que si saint Fiacre travaillait de ses mains, ses produits n’avaient rien d’industriel… hein José ! Une grosse citrouille à ses pieds, une bêche à la main droite, Saint Fiacre était le patron des maraîchers qui durant des siècles allait vendre aux Halles de Paris les légumes cultivés dans la Plaine fertile d’où les usines et les voies ferrées les ont peu à peu chassées au cours du XIXe  siècle.
Saint Fiacre vécut non loin d’ici, peu après Dagobert puisqu’il mourut à quelques lieues de Meaux vers 670, mais il était né au-delà des mers, à l’ouest de la Grande-Bretagne dans cette Irlande que l’on appelait l’île des Saints.  Il s’établit à Meaux dont l’Evêque lui avait dit : ‘’Je te donnerai l’étendue du terrain que tu pourras entourer d’un sillon de charrue au cours d’une journée.’’ Son anniversaire est - entre autre - toujours célébré à la fête des Loges à Saint Germain en Laye.
Mais pourquoi à la belle époque Yvette Quilbert prononçait-elle son nom lorsqu’elle chantait sur les boulevards :

Un fiacre allait trottinant,
Cahin caha
Hue, dia ! Hop ! là
Un fiacre allait trottinant
Jaune, avec un cocher blanc

Ancêtre de nos transports en commun, les carrosses à cinq sols furent fondés en 1620 à Paris prés de l’hôtel Saint Fiacre et furent de ce fait baptisé du nom du moine irlandais mort à ce moment-là depuis prés de dix siècles.
Par contre l’avenue Wilson c’est le jardinier laborieux et charitable qui nous permet d’évoquer la Plaine couverte de champs, d’usines, de bureaux, Plaine du sport avec le Stade de France, de l’audiovisuel …
Le temps passe… le restaurant ‘’A saint Fiacre’’ se fera toujours le plaisir de vous accueillir et vous remercie de votre visite. 

Café- Restaurant  -   ‘’A saint Fiacre’’
111, Avenue du Président Wilson
93210 La Plaine Saint-Denis

                    Marcello Corsétou

 


Date de création : 13/11/2007 15:55
Dernière modification : 13/12/2007 09:53
Catégorie : Les plus
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